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24 novembre 2016

Conférence sur la monnaie libre , Dimanche 11 décembre à Toulouse

arton42819-1e306.jpg"La monnaie, un sujet bien incompris, bien que faisant intimement parti de notre vie; il n'y a dorénavant pas un aspect de la vie d'un être humain qui ne soit touché par cet "argent" (qui n'en n'est plus depuis longtemps)

Les progrès techniques de ces dernières décennies nous ont ouvert des portes que nos ancêtres imaginaient seulement.

Cette conférence vous présentera ce qu'est la "monnaie", et la création monétaire, avec un court résumé de son évolution à travers l'Histoire, mais surtout quelle nouvelle alternative se présente à nous, humains, de vivre dans une nouvelle économie, basée sur un nouveau type de monnaie : les "Monnaies Libres".

Une "Monnaie Libre" est un outil au service de l’homme, le remettant au centre de l’économie. Elle prend en compte les générations futures, et respecte les 4 libertés économiques définies dans la Théorie Relative de Monnaie; une valeur économique relative à chaque être humain, une justice et une symétrie entre les utilisateurs.

Bienvenue dans un monde nouveau…

Pour assister à cette journée/conférence veuillez vous inscrire à l'adresse : conference_monnaie_libre@gmx.com.
Les informations sur le déroulement et le lieu de la journée seront communiqués peu de temps avant samedi aux seuls inscrits.

17 octobre 2016

Dimanche nous étions à St-Bart... à la montââgne

Les 3 et 4 septembre, nos actifs camarades ariégeois ont organisé pour les copains de la région Midi-Pyrénées un sympa petit week-end en montagne. De retour de ces péripéties, un des heureux randonneurs nous a écrit son ressenti sur ces deux jours entre amis :

Nous partîmes une vingtaine, nous revînmes une vingtaine : c'est déjà ça !

Mais on avait oublié les tracts, les affiches, les autocollants... Du coup, pas une adhésion. Même la chèvre qui a prétexté devoir s'occuper de son petit. Quant à l'aigle, il était déjà adhérent.

A part ça, ce fut une belle rencontre qui nous a permis de nous éprouver un peu ; chacun face à soi-même (le corps : "j'en peux pûûûûs !", l'âme : "ferme la et avance", l'esprit : "putain les mecs, on est bien hein ?") et surtout entre nous (bonjour, je m'appelle François, j'ai appris mon antisémitisme récemment...).

C'était presque trop facile, trop évident. A se demander s'il y a vraiment un travail de réconciliation à faire ! N'eut été cette saine ambiance d'incorrection politique, on eut cru à une manif pour le "vivre ensemble". Un comble !

Mais foin de dégoulinants bons sentiments. Évaluation froide et factuelle : organisation : OK, cohésion : OK, respect : OK, solidarité : OK, volonté : OK, humour : OK... Bilan positif. Largement.

Pourtant, au début la balade, quelques mots échangés avec un randonneur revenant du nord ont éveillé quelques inquiétudes, voire des soupçons chez les plus perspicaces. Nous apprîmes qu'il nous fallait passer par "la vache crevée" pour aller à "l'étang du diable" et enfin gagner "le trou de l'ours"... Allait-on échapper au "défilé de la mort" ? au "pierrier fatal" ? à "Pôle Emploi" ? Non. Nous n'évitâmes rien de tout cela et fîmes face à tous ces dangers avec un courage à faire pâlir d'envie un guerrier zoulou.

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Première grimpette. "Allez les gars..." (il y en a bien qui ont tenté la discussion théologico-politique en même temps que la marche... pas longtemps...)

Deuxième grimpette. "...c'est la dernière..."

Troisième grimpette. "...après celle-ci..."

Quatrième grimpette. "...tiens, j'm'en souv'nais pas de celle-là..."

Cinquième grimpette. "..." (C'était en fait une seule phrase entrecoupée de grimpettes).

Au bout d'une heure, nous saisîmes enfin les ressorts profonds de la méthode manadjeuriale de « notre guide » :

1- Annoncer ce qui va suivre d'un air détaché. Rassurer les gars, au besoin minimiser, voire mentir.

2- Au milieu de l'effort, annoncer ce que les gars sont en train de faire. Lancer éventuellement un provocateur et lointain "P'tites tapettes !" (les gars sont trop crevés pour te courir après avec un scalpel : ils encaissent).

3- A l'arrivée, féliciter les gars. Si quelque esprit de mutinerie persistait, ne pas hésiter à en rajouter sur la valeur de l'exploit accompli : ça flatte. Enchaîner tout de suite à 1- et repartir.

Mais bon, la preuve que ça marche : on a tous marché.

Après la vache crevée (qui sentait aussi bon que le 11 septembre), nous arrivâmes au bivouac. Et là ! Bière FRAÎCHE ! Thé FROID ! Café GLACÉ ! Des militants avaient passé la nuit là et nous accueillaient comme des Princes de la randonnée dissidente. Chez E&R on se fout pas de ton museau !

La section nous souhaita la bienvenue, nous présenta des camarades toulousains, ruthénois, nancéens... bref, des réfugiés climatiques des quat' z' horizons. Ils l'ont bien aimé le vin d'épine les réfugiés. Le vin d'épine ! A 1600 m. C'était la bonne altitude pour déguster le vin d'épine. Le vin d'épine : spécialité ariégeoise autoproduite en vente chez Sanguis Terrae (pas cher). Le vin d'épine : une idée originale, naturelle et patriote pour les fêtes.

Après l'apéro de prince, le banquet de roi. Salades colorées comme un défilé de la gaipraïde, tomates de toutes les tailles, accras, saucisses, merguez... De roi j'vous dis !

La cervelle hyperventilée par les 7 heures de marche, nous réglâmes oralement tous les problèmes de la France et du Monde, nous rigolâmes, nous mangeâmes, nous chantâmes, nous bûmes, nous devisâmes derechef. Soudain l'incident : l'un de nous se déclara juif. Ou presque. Alors nous chantâmes, nous rigolâmes, nous bûmes... etc. Une bien belle soirée.

Allez ! au pieu ! Demain est un autre jour.

Le lendemain, il fut convenu entre les premiers levés qu'aucun ne lancerait le adhan. Hélas, la simple prononciation du mot "réveiller" réveilla un camarade qui d'une tente tonna : "P'tain les mecs ! fermez vos gueules ! Merde ! P'tain !". Bon, en même temps, il fallait y aller on nous avait concocté une "petite boucle". On se doutait bien que l'expression était euphémistique, mais quoi : on est pas des tafiolles sacrebleu ! Et puis, après les 3 jours de trek pour arriver là, nous nous sentions légers sans les sacs.

Nous sommes partis, laissant au bivouac les plus méfiants (ou les moins antisémites peut-être...).

A force de dieudonniser "faut penser aigle les mecs !", On nous avait marabouté, nous insufflant contre la volonté de notre plein gré, l'esprit aquilin (d'aucun l'aurait entendu la nuit rêver dans un dialecte paléoportugais ou peut-être amazonien). Investis de la force de l'aigle, donc, nous volions au dessus des champs de myrtilles, de framboisiers, de pierres... jusqu'à l'étang du diable. Un courageux plongea bravement, les autres pédiluvèrent tranquillement. Chacun avala son sandwich confectionné à partir des reliefs des agapes de la veille. Tentative méritoire de ramener du poisson... un poisson... pas de poisson. Merci Seigneur de nous envoyer cette nouvelle épreuve de bredouillité. Ça se gagne l'autosuffisance !

Petite digestion joyeuse et on repart. Direction : en haut.

Le Pic de St-Barthélemy. 2348m d'altitude. 360° d'horizon. A gauche l'Aude du travail, à droite l'Ariège des valeurs, au-dessus tu sais quoi. Une oraison au Créateur (de style mahométan) fut même effectuée par un fils d'Abraham (-Tu es le fils d'Abraham ? -Euh... oui, entre autres...). Dans la foulée : pic de Soularac 2368m. On les a bouffé les pics.

Puis nous redescendîmes en courant parce qu'on allait se mettre en retard pour l'apéro.

Les plus sobres méprisèrent cette hâte honteuse et marquèrent leur désapprobation en restant au pas.

Au bivouac nous veillâmes évidemment à ne rien laisser traîner (faux antisémites mais vrais écolos). Puis, en ordre dispersé, individuellement ou en groupes, nous rejoignîmes le point de rendez-vous où le reste de l'équipe nous attendaient avec jus de fruits, gâteaux et bouteilles de... VIN D'EPINE bien sûr ! Une idée originale, naturelle et patriote pour les fêtes. Un produit ariégeois.

Nous y refîmes le monde une énième fois, considérant les diverses stratégies de prise du pouvoir, relatant tel souvenir du maquis, discutant l'étymologie de tel mot, la valeur de tel livre...

Et il a bien fallu partir.

En tous cas, gauche du travail, droite des valeurs, ça marche du feu de Dieu. Si je puis dire.

Merci à tous (chacun se reconnaîtra : on n'est pas aux Césars les gars !).

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18 septembre 2016

Vie ordinaire de la section

Qui aujourd’hui n’est pas victime d’un afflux ? Pas l’ONU qui s’inquiète de l’afflux de combattants sud-soudanais, ni l’EFS (Établissement Français du Sang) qui doit faire face à un afflux de donneurs suite aux attentats, ni SOS Animaux qui s’inquiète de l’afflux de chiens abandonnés au début des congés, ni l’Italie qui doit faire face à un afflux de migrants, ni non plus, il faut bien l’admettre, la Section E&R Midi Pyrénées qui doit elle aussi faire face à un afflux de nouveaux.

Existe-t-il un rapport entre ces phénomènes ? Bof ! Seul, peut-être un sociologue, usant d’une dialectique, radicale, hégélienne, épistémologique et eschatologique pourrait en établir un car, franchement, il est clair et objectif (o - bje - ct - if !), sauf à recourir à une rhétorique capillo-tractée, que ces mammifères ne convergent pas vers le même endroit.

Mais revenons au sujet de ce post : la manière dont la section E&R MIDI Pyrénées gère cet afflux. Premièrement, le « nouveau » rencontre le responsable de section. Et, quand je dis « il(s), j’embrasse toutes les femmes car il s’en trouve des exemples. Simple protocole de politesse donc. La seule chose qui puisse se dévoiler ici est que, selon mes informateurs, le responsable local, suite à tous ces entretiens, en a plus que « ras le bol » d’entendre la recette de l’omelette aux lardons.

Pas un seul nouvel adhérent qui ne fait référence à cette spécialité aux œufs. Et ceci explique cela. Tous expriment l’idée qu’ils se sentaient (déjà) concernés par les idées d’E&R. Certains admettent, à regret, un « depuis peu » alors que les autres soulignent au contraire « depuis que leurs parents se sont bibliquement connus », tout en restant taiseux sur l’arriéré de cotisations qui en découle. Dans tous les cas, maintenant qu’ils viennent d’adhérer, ils souhaitent s’impliquer. Et, partant, comme la nuance entre "concerner" et "impliquer" ne va pas de soi (il faut bien le reconnaitre) chaque candidat ajoute que dans l’omelette au lardons, la poule est concernée mais que le cochon est impliqué….même les musulmans.

Ensuite, l’heureux élu doit démontrer son patriotisme en donnant la traduction française du sigle américano-gaucho-iste « BBQ » (bi, bi, kiou). Cuidado, pas d’erreur : la « gaucha » est aussi bonne cavalière que le « gaucho ». La majorité réussit ce test facile : « Bière, Barbaque et Quenelle » et les impétrants sont donc invités au prochain.

Et attendu, que depuis plusieurs mois, le rythme est soutenu et régulier, à raison d’un par mois, pour une somme modique ; il faut pour n’assister à aucun, un certificat médical.

Midi Pyrénées a sa propre recette pour faire les quenelles, au coin du feu, en fin de repas, à la nuit tombante mais comme il pénible de dévoiler cette recette occitane aux autres régions, les ingrédients resteront au secret. Soumis à la question, dirons nous simplement qu’elle requiert de l’eau (beaucoup).

Contrairement aux idées reçues, ces festivités ne sont pas uniquement le lieu de bavardages politiques. Entre gens normaux, d’une part, et entre les salades et le fromage d’autre part, on a vite fait le tour du sujet. La grande majorité des pantagruelistes (l’hilare Hillary a raison sur ce point : c’est bien déplorable d’avoir quelques. «… istes » à E&R) s’accorde pour dire que :

le globe est un carré ;

ce carré n’a pas deux coins (la France et l’Europe) ;

ni même 3 ou 4 ;

Car il en a cinq : un à chaque angle droit, plus un autre qui a pour fonction de s’enfoncer entre les 4 premiers, soit pour les faire éclater soit pour une autre raison qui reste à déterminer.

Certains, les plus distraits, au lieu de surveiller la cuisson des brochettes de volaille, font judicieusement remarquer que le canard en a deux. D’autres sont sceptiques quant au fait que la France hexagonale et le globe en eussent quatre ; bien que cela leur soit dit, redit et répété par les journaux, depuis au moins le XVI ème siècle. Ne pas croire les journaux, qui racontent quotidiennement ce qui se passe aux 4 coins de l’hexagone au motif qu’ils censurent les événements se déroulant dans les deux autres coins est un signe manifeste de complotisme en phase terminale. Quant à ceux qui débattent du nombre de coins du globe, leur affaire est moins grave. Ils peuvent être assurés qu’au jour du Jugement Dernier, ce distingo sera fait puisque Conspiracy Watch ne se trompe jamais.

Mais, comme énoncé plus haut, ces discussions se concluent rapidement sur un consensus mathématiquement fondé.

En revanche, sans trahir personne, on peut dire que chacun s’aperçoit et reconnait, — après seulement une demi heure ou deux d’exercice d’une force verticale sur un sandwich afin d’en assurer la sustentation parfaitement horizontale, à cause de la sauce et ce, à une hauteur appropriée à la discussion et/ou la dégustation—, que chaque adhérent à un talent, un savoir faire particulier, une expérience peu banale à partager ou un centre d’intérêt ….intéressant, que rien sur sa figure ne laissait présager, à prime abord.

La magie du feu opère alors facilement. Des livres s’échangent (on taira que certains livres se vendent sous le manteau), des bonnes adresses circulent, des rendez sont calepinés, des mises en relation futures avec des tiers pour un boulot, une prestation ou un service quelconque sont préparés.

La date d‘un prochain concert ou d’une conférence, le lieu de passage d’une AMAP, la manière d’enrichir les activités de la section, la façon « geek » de dégeler un PC, de préparer une recette au crêpes maison sont, entres autres, autant d’occasions de discussions et de rencontres futures.

Et sans même attendre le prochain BBQ, des petits groupes se revoient, s’entrecroisent, s’invitent pour des sorties dansantes, des apéros, des réunions à thème, ou même pour une soit disant « petite promenade digestive dans un coin sympa que je connais bien, rien que du plat, à l’ombre, paisible, à la fraiche, décontractée sous les glands (des chênes ?)…» Je cite la fin de mémoire. De retour au parking, 15 km au podomètre. « Mais n’était-ce pas une promenade idéale pour entretenir et fortifier les affinités et les relations ? » Ajouta le guide. —« Oui mais non... » Laisse-moi respirer…

Ainsi va la vie ordinaire de la section.

L'amitié se nourrit de communication. [Montaigne]

Signé : Cuandomismo