Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22 mai 2016

Le 10 Mai Toulouse en action contre la GPA

    Le 10 mai, 40 villes étaient en action contre la GPA. A Toulouse ils étaient plus de 300 à dire non à la GPA, regroupés place du Salin, devant le Tribunal à qui ils demandaient, en quelque sorte, une protection. Etaient également présents de très nombreux jeunes gens, tous enthousiastes. Leur présence et leurs convictions pousseront sûrement les anciens à continuer à lutter contre les funestes conséquences de la loi Taubira. L'équipe de sécurité d'une vingtaine de bénévoles, soutenue par les forces de l'ordre, a permis à cette manifestation de se dérouler sans incidents. En effet, une contre-manifestation d'antifascistes et de groupes lgbt avait été initiée via les réseaux sociaux, annonçant 120 participants. Mais seuls une trentaine de participants étaient là, de l'autre côté de la rue, avec leur mégaphone, leurs chansons obscènes et imbéciles. Les temps forts ont été la lecture de la "lettre au préfet", qui lui sera remise comme dans les 40 autres villes de France ce même jour. Puis l'explication du texte de "l'arbre des droits de l'enfant" , et la lecture de la très belle page d'écriture d'Anne Claude Venot des Adoptés pour l'enfance.

Dans la foule, nombreux étaient les politiques, sans signe distinctif, venus représenter leurs administrés, convaincus que la GPA doit être abolie : plusieurs conseillers régionaux des partis de droite, FN et LR, deux maires "socialistes non encartés", des adjoints au maire de Toulouse et des membres actifs des partis de la droite, DLF, Sens Commun. D'autres, plus discrets n'ont peut-être pas été reconnus.

Après un moment d'échanges informels, chacun a tranquillement regagné son foyer, satisfait d'avoir pu participer à un temps fort très convivial de La Manif Pour Tous et d'avoir pu scander "On Ne Lâchera Rien". Les discussions entendues ensuite insistaient sur la tenue d'une grande manifestation en fin d'année. Sans doute avant les primaires des républicains.

 Pour plus d'informations: http://lamanifpourtous31.mozello.fr/ et https://www.facebook.com/pages/La-Manif-Pour-Tous-31/296186053853508

 

EETR1.jpg

EETR2.jpg

 

 ER Midi

19 mai 2016

Bulletin d’Information Citoyenne N°1 : Le vrai rôle de la Russie sur l’échiquier politique international

En un mois, la Russie a fait beaucoup plus pour la lutte antiterroriste que les pays membres de la coalition occidentale en un an.

latuff_dessin_russie_syrie_cia_daesh-07654-d2916-2.png

Le double jeu des États-Unis et de ses alliés empêche toute action concertée contre l’État islamique et le terrorisme.

obama_poutine_bd_daesh_isis-69e03-b52f2-2.jpg

Un exemple frappant :

La comparaison de l’intervention russe en Syrie avec celle de l’OTAN (États-Unis et alliés de l’UE)

Russie :
- L’opération russe est menée sur une base légale, à la demande du gouvernement syrien, en pleine conformité avec le droit international [1]. N’oublions pas que la Russie est un allié historique de la Syrie et que un tiers du complexe militaro-industriel de cette dernière est russe (le port de Tartous, qui offre un accès à la Méditerranée, est administré par la Russie).
- 30/09/15 : début de l’intervention des forces militaires russes en Syrie. En un mois, les forces russes ont beaucoup plus accompli sur le terrain que les forces de l’OTAN en un an. Retenons également un fait important : l’armée syrienne n’est pas une armée professionnelle mais une armée de conscrits (une preuve du soutien d’un peuple à son président). On peut dire que cela contraste avec l’ASL (les fameux rebelles modérés) qui compterait dans ses rangs pas moins de 84 nationalités différentes.

OTAN :
- Soutien d’armées de libération ou mercenaires aux intentions douteuses sans l’aval de l’ensemble de la communauté internationale. Récemment, François Hollande a admis avoir armé les rebelles syriens en violation de l’embargo [2].
- Depuis le début de l’intervention officielle en 2013, outre le fait que l’expansion de l’État islamique n’ait pas été stoppée, les bombardements de la coalition des États-Unis ont fait 600 morts civils en Syrie et en Irak [3].

Au moment de la création d’un fonds de lutte antiterroriste doté d’un budget annuel de 5 milliards de dollars le 26 juin 2014, Obama annonçait que 500 millions attribués à ce fonds seraient utilisés pour former 5 400 rebelles syriens modérés par an. Peu après, il était précisé que ces nouveaux soldats seraient utilisés contre Daech et non pas contre la république arabe syrienne. Un an plus tard, sur 6 000 volontaires, 4 500 ont été écartés en raison de leur appartenance à des groupes terroristes (principalement al-Qaïda), 1 500 sont en cours d’examen, moins de 100 sont en formation, et aucun n’a terminé son cursus [4].
N’oublions pas également cette déclaration du ministre des affaires étrangères Laurent Fabius en 2012, c’est-à-dire avant la scission entre al-Qaïda et Daech, qui confiait : « sur le terrain, ils [al-Nosra] font du bon boulot » [5].

pastedimage.png.jpg

Alors que le conflit ukrainien persiste et que les pourparlers de paix entre Poutine et les dirigeants d’Europe occidentale continuent, il est important de s’intéresser aux acteurs et intérêts économiques qui bénéficient du conflit et du changement de régime en Ukraine et de comparer avec les situations de pays comme la Syrie, la Libye et l’Irak.
Par exemple, concernant ce même conflit, la mise en scène par nos dirigeant du "méchant" Poutine agit comme un écran de fumée permettant à des multinationales de l’agrochimie et de la biotechnologie agricole (comme Monsanto), financées par le FMI et la Banque mondiale, de "mettre la main" sur des terres agricoles d’Ukraine très fertiles et très convoitées.

Au fil des années, le modèle Washington-Bruxelles d’organisation de la planète s’est largement discrédité en essayant de propager la démocratie et l’économie libérale par le bombardement de Hanoï, de Belgrade puis du Moyen-Orient. De plus, le bilan économique dans les pays occidentaux n’est pas fameux. Le système médiatique a donc arrêté de faire l’éloge de ce modèle et il s’est mis à dénigrer les contre-modèles : Chine bashing, Russie bashing, Poutine bashing et maintenant bashing systématique des français se déclarant pro-Poutine.
L’ancien ordre du monde, dans lequel les États-Unis jouaient un rôle dominant, a désormais touché à sa fin. Cela n’en est que bénéfique pour l’ensemble de l’humanité. Il n’y a plus une seule puissance mais l’émergence d’un monde multipolaire dans lequel les rapports de force et les intérêts de chacun s’équilibrent. Nous ne pouvons plus faire confiance aux États-Unis, seuls, pour maintenir la paix. N’oublions pas que sur 239 années d’existence, ce pays a été en guerre 222 années [6] !

Il est donc primordial de comprendre l’intérêt du rétablissement de la souveraineté des nations dans ces régions, notamment au Moyen-Orient ; car en ce qui nous concerne directement, cela permettrait de limiter les flux migratoires qui nous frappent aujourd’hui de plein fouet. C’est pourquoi la politique extérieure menée par la Russie est plus cohérente et agit dans l’intérêt des peuples de l’Europe et du Moyen-Orient. D’ailleurs, si nous comparons la côte de popularité du président Poutine, de 89,9 % au 18/10/15 [7], avec celle du président Hollande, 20 % à la même date [8], même si une marge d’erreur est permise, cela nous donne une idée sur l’efficacité du dirigeant à agir ou pas dans l’intérêt de la nation.

Aujourd’hui, être un patriote, c’est soutenir la politique extérieure menée par Poutine pour un monde multipolaire afin que soient défendus les intérêts de nations souveraines.

Pour sortir du dogmatisme et de la pensée unique imposés par les grands médias, allez chercher une information alternative et libre ! Lisez ! Informez-vous ! Pensez par vous-même ! Débattez avec votre entourage !

« A une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire. »
George Orwell

Sources

[1] Discours de Vladimir Poutine à l’ONU le 29/09/15 https://youtu.be/KvOC2go_yq4

[4] US program to train Syrian rebels losing ground, Robert Burns, Associated Press, 29/06/15

[8] http://www.leparisien.fr/politique/sondage-hollande-et-va...

 

Pour télécharger la version imprimable en recto-verso cliquez ici : BIC_1.pdf

21 décembre 2015

Ordo terribilis ou les ors de la République

"Nous sommes en guerre", déclaration de notre président balancée à la face de notre peuple, non pas comme une décision de son gouvernement mais comme une affirmation, presque un commentaire. Conséquence d’un monde dans lequel l’homme politique est devenu insensiblement non plus l’acteur mais l’observateur de sa prise de décision. Pourtant, on n’affirme pas une déclaration de guerre en commentant un événement, on devrait prendre une telle décision à la mesure de l’engagement qu’elle induit pour notre nation. Mais cette déclaration de guerre n’est qu’une posture journalistique face à une situation délétère dans laquelle s’est enfoncé notre pays depuis des années. Nous sommes déjà en guerre depuis longtemps, nous sommes engagés sur une multitude de théâtres d’opération, en Libye, au Mali, au Tchad, en Afghanistan, au Yémen. Les décisions de nos hommes politiques suivent, ou plutôt poursuivent, de manière servile, les desiderata et les options stratégiques de notre maître les États-Unis d’Amérique. Nos engagements dans ces conflits sont liés aux intérêts capitalistes qui conditionnent toutes les guerres coloniales. Ces campagnes servent le marché de l’armement, du pétrole, de l’uranium, de la drogue, mânes financières pour lesquelles nos armées combattent en mercenaires et dont nos gouvernants sont les entremetteurs.

"Nous sommes en guerre", voilà la phrase qui est censée décrire et expliquer la situation dans laquelle nous nous trouvons et qui engage le décompte de nos morts. Nous sommes en guerre contre le Mal, contre des terroristes qui mettent en danger notre mode de vie, nous les gentils occidentaux hédonistes, éclairés par les lumières de la Raison, qui depuis bien longtemps avons compris que vivre c’est profiter d’un pouvoir d’achat conséquent. Mais ces barbares, venus de l’intérieur, ces forces inhumaines, nous condamnent à vivre dans la terreur, et il faut l’accepter comme un bienfait cette terreur, comme il faut accepter que ceux qui gouvernent soient des pères affectueux, des protecteurs qui nous servent de rempart face à la barbarie, au nom de la sauvegarde sacrée de la société de consommation. La terreur nous lie les uns aux autres, elle est la condition de notre fraternité de consommateurs éclairés, la pierre d’angle de notre nation marchande. La République corrompue et chancelante a enfin trouvé son ennemi, le petit caïd de banlieue converti en islamo-racaille, prêt à trancher la tête des gentils citoyens, celle des agneaux élevés en batterie, ayant grandis sous la domination des ors de la République. Agneaux désarmés répondant aux balles par l’illumination de bougies, la prière compassionnelle et les concerts de paix.

L’usage de la terreur sous-entend l’union sacrée, héritage idéologique de la boucherie de Quatorze ordonnée et perpétrée par la République, pour les mêmes intérêts, ceux des vendeurs de canons, avec un autre barbare inhumain dans le rôle du double infernal, le prussien cracheur de chique à tête de mort. La logique de la terreur ne vient de l’intérieur que parce-qu’elle est désignée comme telle ; le peuple français n’est pas bombardé de bombes mais d’images et de discours montés en boucle. Le logos de la terreur s’articule à la terreur elle-même, il en est la source, la transcendance par laquelle la terreur idéologique est érigée en système de domination total, en fondement catégorique du vivre ensemble. Pourtant, la France a connu des actes terroristes à répétition, dans les années 90, les années 80, des avions ont explosé, des stations de métro, faisant tout autant de victimes au hasard, et rien de tout cela n’a déclenché l’état d’urgence, aucune de ces exactions n’a fait entrer notre pays dans la terreur médiatique, dans l’ordo terribilis politique dans lequel nous venons de nous avancer d’un seul coup. Nous voilà donc partis vers on ne sait quoi, menés par on ne sait qui, contre on ne sait pas trop quoi. Nous les agneaux à qui l’on interdit de se rassembler, sauf pour prier et pleurer nos morts ou fêter nos héros en comptant nos drapeaux sur les fenêtres. Nous, le troupeau bêlant à qui l’on vole ses droits constitutionnels, à qui l’on demande d’accepter la terreur comme un destin inéluctable, nous voilà donc partis, mais où exactement ?

Là où finissent tous les agneaux : à l’abattoir. Mais que l’on se rassure, bientôt les pis gonflés de la République se rempliront de nouveau, et d’autres citoyens agneaux viendront téter le lait de la terreur, au son du canon.

Auteur anonyme