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19 mai 2016

Bulletin d’Information Citoyenne N°1 : Le vrai rôle de la Russie sur l’échiquier politique international

En un mois, la Russie a fait beaucoup plus pour la lutte antiterroriste que les pays membres de la coalition occidentale en un an.

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Le double jeu des États-Unis et de ses alliés empêche toute action concertée contre l’État islamique et le terrorisme.

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Un exemple frappant :

La comparaison de l’intervention russe en Syrie avec celle de l’OTAN (États-Unis et alliés de l’UE)

Russie :
- L’opération russe est menée sur une base légale, à la demande du gouvernement syrien, en pleine conformité avec le droit international [1]. N’oublions pas que la Russie est un allié historique de la Syrie et que un tiers du complexe militaro-industriel de cette dernière est russe (le port de Tartous, qui offre un accès à la Méditerranée, est administré par la Russie).
- 30/09/15 : début de l’intervention des forces militaires russes en Syrie. En un mois, les forces russes ont beaucoup plus accompli sur le terrain que les forces de l’OTAN en un an. Retenons également un fait important : l’armée syrienne n’est pas une armée professionnelle mais une armée de conscrits (une preuve du soutien d’un peuple à son président). On peut dire que cela contraste avec l’ASL (les fameux rebelles modérés) qui compterait dans ses rangs pas moins de 84 nationalités différentes.

OTAN :
- Soutien d’armées de libération ou mercenaires aux intentions douteuses sans l’aval de l’ensemble de la communauté internationale. Récemment, François Hollande a admis avoir armé les rebelles syriens en violation de l’embargo [2].
- Depuis le début de l’intervention officielle en 2013, outre le fait que l’expansion de l’État islamique n’ait pas été stoppée, les bombardements de la coalition des États-Unis ont fait 600 morts civils en Syrie et en Irak [3].

Au moment de la création d’un fonds de lutte antiterroriste doté d’un budget annuel de 5 milliards de dollars le 26 juin 2014, Obama annonçait que 500 millions attribués à ce fonds seraient utilisés pour former 5 400 rebelles syriens modérés par an. Peu après, il était précisé que ces nouveaux soldats seraient utilisés contre Daech et non pas contre la république arabe syrienne. Un an plus tard, sur 6 000 volontaires, 4 500 ont été écartés en raison de leur appartenance à des groupes terroristes (principalement al-Qaïda), 1 500 sont en cours d’examen, moins de 100 sont en formation, et aucun n’a terminé son cursus [4].
N’oublions pas également cette déclaration du ministre des affaires étrangères Laurent Fabius en 2012, c’est-à-dire avant la scission entre al-Qaïda et Daech, qui confiait : « sur le terrain, ils [al-Nosra] font du bon boulot » [5].

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Alors que le conflit ukrainien persiste et que les pourparlers de paix entre Poutine et les dirigeants d’Europe occidentale continuent, il est important de s’intéresser aux acteurs et intérêts économiques qui bénéficient du conflit et du changement de régime en Ukraine et de comparer avec les situations de pays comme la Syrie, la Libye et l’Irak.
Par exemple, concernant ce même conflit, la mise en scène par nos dirigeant du "méchant" Poutine agit comme un écran de fumée permettant à des multinationales de l’agrochimie et de la biotechnologie agricole (comme Monsanto), financées par le FMI et la Banque mondiale, de "mettre la main" sur des terres agricoles d’Ukraine très fertiles et très convoitées.

Au fil des années, le modèle Washington-Bruxelles d’organisation de la planète s’est largement discrédité en essayant de propager la démocratie et l’économie libérale par le bombardement de Hanoï, de Belgrade puis du Moyen-Orient. De plus, le bilan économique dans les pays occidentaux n’est pas fameux. Le système médiatique a donc arrêté de faire l’éloge de ce modèle et il s’est mis à dénigrer les contre-modèles : Chine bashing, Russie bashing, Poutine bashing et maintenant bashing systématique des français se déclarant pro-Poutine.
L’ancien ordre du monde, dans lequel les États-Unis jouaient un rôle dominant, a désormais touché à sa fin. Cela n’en est que bénéfique pour l’ensemble de l’humanité. Il n’y a plus une seule puissance mais l’émergence d’un monde multipolaire dans lequel les rapports de force et les intérêts de chacun s’équilibrent. Nous ne pouvons plus faire confiance aux États-Unis, seuls, pour maintenir la paix. N’oublions pas que sur 239 années d’existence, ce pays a été en guerre 222 années [6] !

Il est donc primordial de comprendre l’intérêt du rétablissement de la souveraineté des nations dans ces régions, notamment au Moyen-Orient ; car en ce qui nous concerne directement, cela permettrait de limiter les flux migratoires qui nous frappent aujourd’hui de plein fouet. C’est pourquoi la politique extérieure menée par la Russie est plus cohérente et agit dans l’intérêt des peuples de l’Europe et du Moyen-Orient. D’ailleurs, si nous comparons la côte de popularité du président Poutine, de 89,9 % au 18/10/15 [7], avec celle du président Hollande, 20 % à la même date [8], même si une marge d’erreur est permise, cela nous donne une idée sur l’efficacité du dirigeant à agir ou pas dans l’intérêt de la nation.

Aujourd’hui, être un patriote, c’est soutenir la politique extérieure menée par Poutine pour un monde multipolaire afin que soient défendus les intérêts de nations souveraines.

Pour sortir du dogmatisme et de la pensée unique imposés par les grands médias, allez chercher une information alternative et libre ! Lisez ! Informez-vous ! Pensez par vous-même ! Débattez avec votre entourage !

« A une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire. »
George Orwell

Sources

[1] Discours de Vladimir Poutine à l’ONU le 29/09/15 https://youtu.be/KvOC2go_yq4

[4] US program to train Syrian rebels losing ground, Robert Burns, Associated Press, 29/06/15

[8] http://www.leparisien.fr/politique/sondage-hollande-et-va...

 

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